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De Cherchell à l’Académie française : hommage à Assia Djebar, intellectuelle et autrice algérienne

mars 4 @ 10 h 00 min - 18 h 00 min

La réécriture de l’histoire au féminin

 

Assia Djebar (arabe : آسيا جبار) de son vrai nom Fatima-Zohra Imalayène, est une écrivaine algérienne d’expression française, auteur de romans, nouvelles, poésies et essais.

Née dans une famille de petite bourgeoisie traditionnelle algérienne, elle fait ses études à partir de 10 ans, au collège de Blida où elle commence à apprendre le grec ancien, le latin et l’anglais. En 1953, elle obtient le baccalauréat. En 1954, elle entre en khâgne à Paris (lycée Fénelon). L’année suivante, elle entre à l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, où elle choisit l’étude de l’Histoire.

En 1957, elle publie son premier roman, « La Soif », adoptant un nom de plume, Assia Djebar. Elle épouse l’écrivain Walid Carn puis quitte la France.

À partir de 1959, elle étudie et enseigne l’histoire moderne et contemporaine du Maghreb à la Faculté des lettres de Rabat. Le 1er juillet 1962, elle retourne en Algérie. Elle est professeur d’histoire à l’université d’Alger, jusqu’en 1965, où l’enseignement de l’histoire et de la philosophie passe en langue arabe.

De 1966 à 1975, elle réside le plus souvent en France (Paris), et séjourne régulièrement en Algérie. Elle écrit la pièce « Rouge l’aube » avec son premier mari. Elle se remarie avec Malek Alloula.

Elle réalise deux films, « La Nouba des Femmes du Mont Chenoua » en 1978 et « La Zerda ou les chants de l’oubli » en 1982. Son recueil de nouvelles « Femmes d’Alger dans leur appartement » est publié en 1980.

De 1995 à 2001, elle est directrice du Centre d’études françaises et francophones de Louisiane aux États-Unis. En 1999, elle est élue membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et le 16 juin 2005, à l’Académie française.

Depuis 2001, elle enseignait au département d’études françaises de l’université de New York.

Programmation

Samedi 4 mars

10h-12h30

Série de 3 conférences autour de l’œuvre d’Assia :

  • « La femme au regard d’un Islam biaisé » avec Afifa Brerefi, Docteur en langue et littérature française
  • « Assia Djebar, bilan final : une Algérienne flouée » avec Denise Brahimi, maître de conférences à l’Université Paris VII-Denis Diderot
  • « Courage et tremblements d’Assia Djebar, écrivaine et cinéaste » avec Mireille Calle-Gruber, écrivain, professeur de littérature et esthétique à La Sorbonne Nouvelle

Facilitation d’Esma Azzouz, docteure en littérature francophone et comparée. Conférence ponctuée de lecture de textes d’Assia Djebar en arabe et en français.

Gratuit sur réservation

14h – 16h

Projection du film « La Nouba des femmes du Mont Chenoua » d’Assia Djebar, 1977. Prix de la critique internationale, Biennale de Venise 1979

Gratuit sur réservation

16h – 18h

Table-ronde et débats animée par Denise Brahimi, spécialiste de cinéma algérien.

Gratuit sur réservation

18h

Vernissage de l’exposition consacrée à Assia Djebar en présence de sa sœur, du conseil général d’Algérie et du président de l’IFCM.

Journée hommage à Assia Djebar

Un événement en partenariat avec le Consulat d’Algérie à Lyon et l’association Coup de Soleil Aura

   

Projection

la nouba des femmes du mont chenoua

Synopsis

Une femme de trente ans, Lila, architecte, et son retour dans la région natale, vers les montagnes du Chenoua, en compagnie de sa fille et de son mari, immobilisé sur sa chaise roulante suite à un accident.
Son rapport de couple semble une impasse, le désir de la jeune femme absent. Le mari, qui incarne ici la double impuissance – physique et émotive – par rapport au changement, l’observe dans son sommeil, figé et muet derrière une fenêtre.

Sommeil agité, habité par l’expérience de la prison (résistante, Lila a été libérée à la fin de la guerre), par la douleur de la perte de ses parents. Le silence est accablant dans la maison rustique où la famille réside. Lila entre et sort continuellement de la maison, part à la recherche de témoignages sur la disparition du frère pendant la guerre, questionne les paysannes, les travailleuses saisonnières des coopératives, les femmes qui furent engagées dans la résistance. Des allers et retours entre une maison et l’autre, entre tradition et modernité, entre histoire et présent, entre musique populaire traditionnelle et musique savante incarnée par des œuvres de Bêla Bartok, qui séjourna en Algérie en 1913, dans une « Algérie presque muette », écrit Djebar, pour étudier la musique populaire. Ce film lui est d’ailleurs aussi dédié. ..

Réalisateur(s) : Djebar, Assia

Type : Long métrage

Genre : Fiction

Année 1977 /115’

 » J’ai pensé sincèrement que je pouvais devenir écrivain francophone. Mais pendant ces années de silence, j’ai compris qu’il y avait des problèmes de la langue arabe écrite qui ne relèvent pas actuellement de ma compétence. C’est différent au niveau de la langue de tous les jours. C’est pourquoi, faire du cinéma pour moi ce n’est pas abandonner le mot pour l’image. C’est faire de l’image-son. C’est effectuer un retour aux sources du langage « .
Assia Djebar

Détails

Date:
mars 4
Heure :
10 h 00 min - 18 h 00 min
Catégorie d’Évènement:

Lieu

Institut Français de Civilisation Musulmane
52 rue Guillaume Paradin
Lyon, Rhône 69008 France
+ Google Map
Téléphone :
0478781804
Voir Lieu site web
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