LYON BD FESTIVAL | Rencontre avec l’illustrateur Yann Damezin à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM)
Rencontrez et échangez avec Yann Damezin, illustrateur des BD Hazara Blues et Majnoun et Leïli dans le grand amphithéâtre de l’IFCM.
Le dimanche 7 juin à 17h.
À propos du dessinateur
Yann Damezin est un illustrateur et auteur de bande dessinée français basé à Villeurbanne. Il est l’auteur de Concerto pour main gauche et Majnoun et Leïli : chants d’outre-tombe, publiés chez La boîte à bulles. Il est par ailleurs passionné de musique, et joue du violoncelle et du kamâncheh (instrument à corde iranien). Il mêle dessin et musique en participant à des concerts dessinés et lectures musicales avec le joueur de oud Baptiste Frelat, ou encore le groupe de musique turque et arménienne Mahaleb.
Hazara Blues, Paris – Téhéran – Kaboul
Reza Sahibdad (Auteur) Yann Damezin (Dessinateur) – éditions Sarbacane, 2025
Quand il arrive en France à 28 ans, Reza comprend qu’il doit apprendre par cœur sa date de naissance, car c’est vital si l’on veut s’insérer de ce côté du monde. Né en 1980 à Mashhad en Iran, il est en réalité afghan car il appartient à l’ethnie Hazara, paria en Iran comme en Afghanistan. En grandissant, il découvre le cinéma en achetant des cassettes VHS sur le marché noir, qu’il cache sous son manteau. À 26 ans, après être tombé dans l’opium, il se déguise en imam pour échapper aux contrôles de police et suivre à Téhéran les cours d’un grand réalisateur. Aussi, quand il est invité au Vatican pour y recevoir un prix pour son premier film, il fait une promesse à son frère : ne jamais revenir dans un pays où on risque sa vie pour être né Hazara. Commence alors un parcours migratoire semé d’embûches, entre les campements dans le quartier de Stalingrad à Paris et la demande d’asile politique… avec toujours, l’amour du cinéma en toile de fond.
Majnun et Leïli, éditions Yann Damezin&La boite à bulles, 2022
Qaïs et Leïli sont deux amants éperdument amoureux. Si amoureux que le jeune homme, incapable de contenir sa passion, la chante à tous les vents avec tant de ferveur qu’il reçoit le surnom de « Majnoun » (le fou). Très vite, sa réputation le précède, si bien que le père de Leïli refuse de donner la main de sa fille à ce personnage si extravagant.
Yann Damezin revisite en alexandrins cette histoire d’amour impossible qui a inspiré les plus grands poètes.
